Dimanche 19 juin 2011 San Vicente de la Barquera – Güemes

Publié le par 3-pelerinages

Dimanche 19 juin 2011 San Vicente de la Barquera – Güemes

 

Le bel accueil à Güemes

 14 albergue de Güemes

            La soirée s’est très bien passée, les hospitaliers, Sophie et Luis ont préparé le repas pour une dizaine de pelegrinos. Ils parlent parfaitement le français car ils ont vécu à Paris rue de La Pompe au moment des événements de mai 68. Ils ont même occupé l’Odéon ! Ils sont intarissables sur le Camino del Norte et le Primitivo qui passe par Oviedo et Lugo. A notre table un allemand qui parle également le français à la perfection a joué de la clarinette. Luis et cet allemand connaissent plein de chansons françaises notamment tout le répertoire de Jacques Brel. Cet allemand faisait partie d’un groupe de musicien folk et en tant que francophone il chantait les chansons françaises. Nous avons chanté « les vieux amants » et Sylvie et Luis se regardaient tendrement. Ils ont même dansés sur un air de valse.

            Puis sont arrivés vers 21h00 au moment où tout le monde s’apprètait à aller dormir, 4 cyclos espagnols. Ils leur ont fait à manger et ont parlé longtemps, de sorte qu’ils ont intégré le dortoir vers minuit… et j’ai eu beaucoup de mal à dormir.

            Le soleil était au rendez-vous du matin, très beau lever de soleil sur la baie. Je suis parti dans la douceur matinale. Dans mon euphorie matinale, j’ai mal regardé ma carte et ai pris la nationale, très peu fréquentée car elle est doublée par l’autoroute et le dimanche matin les Espagnols dorment. Cette route passe par l’intérieur des terres et donc des bosses à monter dans un paysage superbe. J’ai raté la route côtière mais ne le regrette pas.

            Très beau pont roman  sur le rio de la Paz peu avant Santander. J’ai juste le temps de jeter un coup d’œil à la cathédrale car la messe commence et les visites sont interdites.

            Je prends une navette maritime pour traverser la baie de Santander, petite croisière d’une demi-heure sympathique.

            La route qui me mène à l’albergue est calme et sillonne dans les collines. Le gîte de Güemes m’a été chaudement recommandé la veille, il est niché au sommet d’une colline, il est très bien conçu, un dortoir de 8 lits est réservé aux cyclistes et c’est avec bonheur que je fais une petite sieste. J’entretiens le vélo et fait mon rapport quotidien à l’ombre en fumant un bon cigare ! La belle vie en somme ! Mais il n’y a ni internet ni wifi.

            Je rencontre un groupe de français de Français de Franche Comté. Le soir, le Padre Ernesto explique l’histoire de cette maison familiale transformée en albergue et maison d’associations. En 2005 elle a reçu 400 pèlerins, en 2010 : 4 500. Il faut dire que l’accueil est particulièrement soigné, tout est conçu pour le confort du pèlerin (hauteur des lits, coin rangement, savon liquide pour laver le linge…Il y a 50 bénévoles qui offrent à tour de rôle, un peu de leur temps pour que tout soit parfait. Le repas pris tous ensemble est aussi un grand moment de convivialité, et cela se termine par des chants.

            Excellente nuit.

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herodote 22/06/2011 23:50


Pierre-Marie, tu nous abandonnes! Ton blog quotidien nous manqueras mais je comprends ta noblesse de sentiment, ton ami aura la chance de t'avoir près de lui. Communique-lui la chaleur de ta
présence que j'ai ressenti tout au long de ton périple. Doublement bravo