Dimanche 29 mai Fraga - Zaragoza

Publié le par 3-pelerinages

Dimanche 29 mai 2011  Fraga – Zaragosa

 

Le sanctuaire de la Virgen de la Sabina

 

            La veille au soir la victoire du Barça a provoqué concerts de klaxon et une joyeuse fête. Ma chambre donnant sur l’arrière cour, je n’ai pas trop été importuné.

Je suis parti de bon matin à 7h30. Et une bonne côte m’a accueilli aussitôt pour me mettre sur un vaste plateau (la meseta) assez aride et désertique. Pendant 4004 Farlete Sanctuaire de la Vierge de la Sabina km j’ai longé la Nationale 2 qui, dimanche matin oblige, n’était pas très fréquenté.

Puis j’ai pris l’option nord, une petite route qui m’a rallongé de 10km, mais qui était absolument vide de toute voiture. Et j’ai roulé ainsi jusqu’à l’entrée de Zaragosse. Et bien m’en a pris car en début d’après-midi j’ai aperçu à l’écart de Farlete un sanctuaire domin ant le village. J’y suis allé et par chance    :         Sanctuaire de la Virgen de la Sabina

1-      Il était ouvert 

2-      Quelqu’un expliquait le monument à un couple l'espagnols

3-      Ce quelqu’un, Ramon, était français, un Frère installé depuis près de 40 ans à Farlete

Le sanctuaire de la Vierge de la Sabine a été fondé au XIIIème S puis remanié au XVIIème. Il est dédié au culte marial. La nef vient d’être repeinte. Une statue de la vierge est au fond du chœur et un espace a été aménagé par derrière. La rotonde située derrière l’autel permet au pèlerin de venir embrasser par derrière la vierge. Cette rotonde par ses dimensions et sa décoration est exceptionnelle.

Ramon nous a expliqué en détail toute la symbolique des peintures. Le Saint Esprit en clef de voute qui domine l’ensemble. 4 appellations différentes de la Vierge dont la Maison d’Or qui était le nom donné par Saint François d’Assise à la crèche de Bethleem, mais qui est aussi le nom donné à la Vierge enceinte de Jésus. Dans les écoinçons, le portrait de 4 femmes fortes (elles ont toutes tué leur agresseur) de l’Ancien Testament (Esther, Judth,…) qui préfigurent Marie.

Puis tout autour de la Rotonde 8 symboles :

- le soleil et la lune : symboles du renouvellement continuel de la vie et de l’homme et de la femme. L’étoile symbole de la vie qui nait (cf étoile qui guide les bergers vers le nouveau né dans la Crêche)

- Le Palmier : symbole dans la religion chrétienne et arabe de l’homme qui grâce à ses racines donne du fruit.

-  La Porte : symbole du passage de l’enfance à l’âge adulte, la porte qui permet d’être protégé mais aussi  d’accueillir à son tour.

- Le puits : ouvert sur la lumière et aux autres, il donne l’eau de la vie.

- La fontaine : symbole du jaillissement de l’amour de Dieu et de ses bienfaits si on suit ses préceptes.

- Et enfin le Cyprès, symbole de l’immortalité, il pousse sans arrêt, planté devant une maison, il est le symbole de l’accueil.

Plus anecdotique, une rosace est au sol. La tradition voulait que les jeunes filles, jeunes femmes,  posent les pieds dessus, regardent la Vierge et si elles arrivaient à faire un tour complet sur elles-mêmes soit elles trouvaient un fiancé soit elles avaient un enfant dans l’année.

Dans la crypte très belle Vierge à l’Enfant  de facture locale.

Ce fut un grand moment de découverte et de bonheur. Merci à Ramon pour sa gentillesse et le temps passé à nous expliquer tous ces symboles dont nous ne comprenons plus aujourd’hui le sens.

J’ai repris la route, le vent dans le dos et la route descendante m’ont bien aidé à rejoindre Zaragoza après 120km de vélo. Arrivé au centre ville place du Pilar, se trouve l’immense basilique de Notre Dame du Pilar du XVIIème S. J’avoue que toutes ces décorations et cette richesse déployée ne m’ont pas émus autant que la simplicité du Sanctuaire de la Vierge de Sabine.

La grande place est occupée, comme dans toutes les grandes villes en Espagne, par des jeunes et moins jeunes qui protestent contre les conditions de vie dues au système actuel.

L’Office du Tourisme m’a indiqué une auberge de jeunesse toute proche. J’y suis arrivé juste à temps, avant qu’un violent orage n’éclate sur la ville. La réceptionniste, une française en stage d’accueil, m’a mis seul dans une chambre de 8 lits. C’est ce que l’on appelle la solidarité nationale !

J’ai été bavard aujourd’hui, mais ce sanctuaire et les explications lumineuses données par Ramon valaient bien ça !

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