Jeudi 2 juin Belorado - Castrojériz

Publié le par 3-pelerinages

52 le caminoJeudi 2 juin 2011 Belorado – Castrojériz

           

            Belle journée sur le Camino

 

            La soirée d’hier soir a été très animée. Grâce à Edouardo, j’ai été invité à partager une paella cuisinée par un des pèlerins présents. Elle était excellente, bien que le cuisinier n’ait pas eu tous les instruments de cuisine voulus. C’étaient 4 amis réuni autour de Miguel, pasteur évangéliste. Ce dernier parlait très bien français et traduisait pour moi les conversations. On a parlé de tout et de choses importantes et personnelles, chacun dévoilant un peu de ce qu’il était. Voilà le miracle du Camino, ces rencontres improbables d’un soir, où on sent passer beaucoup d’amour et de chaleur humaine, dans la plus grande simplicité.

            Et ils ne sont levés qu’à 6 heures du matin ! pour nous départ assez tôt vers 7h30, car l’étape s’annonçait longue.

            Le ciel est très chargé, il fait froid. Nous prenons le chemin, c’est de la piste à peu près roulante. Ca monte doucement. Puis il se met à bruiner, et à l’approche du col de la Pédraja, nous prenons l’option de suivre la route nationale. La montée est régulière sur 4 kilomètres. Des paquets de camions nous doublent lentement. Au sommet à 1130m, il fait 5° et on est dans le brouillard. La descente vers Burgos sera facile, le vent a tourné, il souffle du Nord-est et nous l’avons donc de ¾ dans le dos.

            Il est 11heures quand nous visitons la magnifique cathédrale. Elle est d’une richesse incroyable. C’est là que se trouve le tombeau du Cid et de Chimène. Les stalles réservent une petite surprise amusante avec ces deux angelots faisant pipi dans la fontaine. Il y a une belle Marie-Madeleine peinte par Léonard de Vinci. On y trouve des ressemblances avec la Joconde.

            Le pèlerin assis sur son banc est toujours là, et évidemment il est tentant de se faire photographier à côté.

            L’après-midi se passe bien, il fait un peu plus chaud et nous retrouvons la piste. Nous formons une bonne équipe avec Edouardo. Il a l’avantage de la langue, de mon côté j’ai l’expérience du vélo. On roule à peu près au même rythme, et j’arrive à comprendre son anglais à la sauce espagnole !

            Passage par le Couvent de San Anton, coupé en deux par la route.

            Je retrouve la route qui mène à Castrojériz avec beaucoup d’émotion, car c’est là que Gisèle m’a annoncé le décès de sa Maman.

            Nous logeons dans un hangar près d’un camping. C’est sommaire, mais il y a beaucoup de place.

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