Jeudi 28 avril Cabriolo -Pontremoli

Publié le par 3-pelerinages

 

 

Pour monter…ça a monté !

 

            Pour mon petit déjeuner je me prépare des pâtes à la bolognaise (pour ne pas perdre la main) et je trouve un pot de Nutella… quel plaisir de manger tout ce qui m’est interdit !

            Départ dès 8h00 et ça monte aussitôt. Mais aujourd’hui les routes seront tranquilles, même la nationale que je vais emprunter quasiment toute la journée.

            Le ciel est gris, il fait frais, c’est un bon temps pour pédaler, mais pas pour les photos.  Les 30 premiers kilomètres me mettent en jambe pour ensuite affronter les choses sérieuses à partir de Fornovo di Taro (j’apprends la géographie détaillée de l’Italie).

            Avant d’attaquer la grimpette, je passe par La Poste et renvoie un colis de vêtements et de choses qui sont devenues inutiles. Cela m’allège de 2,5kg, c’est toujours ça en moins dans les sacoches!

            Ça monte pendant 15 km, des pentes de 7 à 8 % en permanence, je crois voir le sommet à chaque virage, mais ça repart de plus belle. Je m’arrête dans un petit restaurant vers 12h30 pour reprendre des forces. J’ai fait l’essentiel du dénivelé, les pentes à venir seront moins raides. La vue dans la vallée est masquée par la brume, le soleil reviendra en soirée.

            L’après-midi se passe bien, ça descend et ça remonte en pente douce à partir de Berceto (berceau de Ferrari) et j’atteins le point culminant du jour au Passo della Cisa à 1041m. Et peu après le col je rencontre les deux premiers pèlerins marcheurs sur la Via Francigéna (tout arrive !), ils viennent de Milan et comptent aller à Compostelle depuis St Jean Pied de Port en Juin. Qui sait, nos routes peuvent à nouveau se croiser…Puis ce fut 20km de descente jusqu’à Pontremoli où j’y arrive vers 16h00

J’ai grimpé 1575m  sur les 86km de l’étape, soit une pente moyenne de 1,82%. C’est la plus forte moyenne depuis mon départ, il y a déjà trois semaines. 74 la montée du N°4

            Je m’adresse au couvent des Capucins. Un capucin âgé et charmant m’accueille dans leur trop grand monastère. Ils ne sont plus que trois, et il y a des chambres à foison, j’ai l’embarras du choix. Mais ils ne font pas à manger, ce ne sont pas des capucins gourmands.

            Je redescends en ville. Pontremoli doit sa prospérité au Moyen âge à ses ponts. La ville est au confluent de deux rivières et il y a quatre ponts romans. C’était un lieu de passage très important pour aller vers le sud. Les ruelles du centre ville sont étroites et protègent bien du soleil, la promenade y est très agréable.                         La montée du pont N°4

 Pause dans un bistrot où je prépare la mise à jour du blog sur mon petit ordinateur, car il n’y a pas internet au couvent ; on ne peut pas tout leur demander !

            Je mange dans un restaurant avec vue sur la rivière et un pont (le N°2, voir photo).

            Et une bonne nuit pour être en forme demain.

 

                                                                        

 

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