Lundi 23 mai Oristano - Porto Torres

Publié le par 3-pelerinages

Lundi 23 mai 2011 Oristano – Porto Torres

 

            Sardaigne J2 : la côte sauvage

 

            Il est prévu 150 km. Les 30 premiers se passent bien, puis j’arrive en bord de côte escarpée.  La route va longer la mer, mais sur les hauteurs, et ce n’est que succession de montées fortes et de descentes. Le paysage est superbe, mais les kilomètres, à 7km/h ne défilent pas vite. Je mets 4h00 pour parcourir 45 km. Et il fait un temps magnifique, un soleil ardent m’accompagne. J’ai bu au moins 5 litres d’eau. A la fin de la journée j’aurai monté 1630m.

 Je croise des hordes motards, ils ont l’esprit grégaire, toujours en  groupe polluants, pétaradant et surtout bruyants.

La Sardaigne me semble beaucoup plus propre que la Sicile, tout est bien nettoyé, fleuri.

Les heures passent et je me mets la pression car je souhaite arriver à Porto Torres pour 17h00 pour aller prendre mes billets.

            Les derniers 40km se font sur une route plus fréquentée, mais sans relief, le vent du nord (de face pour moi) s’est levé et m’oblige à redoubler d’efforts.

            Arrivé enfin à Porto Torres, il me faut chercher la billetterie des Grimaldies Lines. Et ce ne fut pas simple, aucune indication dans le port. Après avoir demandé à plusieurs personnes, je trouve enfin les bureaux. Deux guichetiers attendent le client. Je prends le billet pour un départ le lendemain matin prévu à 6h30 et rendez-vous sur place à 5h30.

            L’Office du Tourisme est ouvert, mais ils refusent de donner les prix d09 je ne suis que l'ombre de moi-même !es hôtels ou chambre d’hôtes, car ils sont un service public. De même ils ne veulent pas leur téléphoner. Je trouve un hôtel simple mais avec tout le confort.

            Quelques courses au Lidl qui se trouve juste à côté pour le piquenique sur le bateau, puis visite rapide de la ville. La Basilique romande San Gavino date de 1050. C’est la plus ancienne de Sardaigne. Sa sobriété contraste avec l’exubérance des autres églises. Enfin dernière pizza avant de quitter l’Italie !            Je ne suis qu'une ombre....

            Je suis à moitié du périple et voici un rapide bilan :

Vélo : j’ai parcouru 3580 km pour un prévu de 3425. Et j’ai fait 200 km en train. J’ai donc sous-estimé les distances, j’en suis à une moyenne de 90km. A part mes crevaisons insidieuses du côté de Sienne, je n’ai eu aucun ennui mécanique. Et je n’ai mal nulle part. L’Italie n’est pas un pays pour le vélo de tous les jours, quasiment aucune infrastructure dédiée, tout pour la bagnole !

La solitude ne me pèse pas, mais je suis heureux quand je rencontre des français et que je peux enfin m’exprimer autrement que par quelques mots et gestes.

J’ai beaucoup aimé l’Italie, la variété des paysages et surtout la beauté des villes et monuments. Mon carnet d’adresse se remplit du nom de personnes qui m’ont bien accueilli et aidé.

L’Espagne m’attend et surtout le Camino Frances où je vais retrouver les pèlerins de Compostelle. Un autre pèlerinage commence…

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