Mardi 10 mai Lucera - Monte San Angélo

Publié le par 3-pelerinages

19 Saint MichelMardi 10 mai 2011  Lucera  -  Monte San Angélo

 

Le point extrême de la diagonale

 

            Je pars vers 8h00, le temps est au beau, mais frais. Je prends le vent de face jusqu’à San Severo distant de 25 km (y compris une déviation). Puis je file plein Est avec vent de côté en rafales. Au 35ème km, fini la descente et le plat, j’attaque les Monts Gargano, massif montagneux en bord de mer adriatique. Et la route va monter pendant quasiment 50 km entrecoupée de quelques trop rares descentes à mon goût. Mais le paysage est très verdoyant, les vaches et les moutons paissent à l’entour, et il y a très peu de circulation, tout pour être heureux s’il n’y avait ce maudit vent.

            Vers midi je m’arrête à San Giovionnio Rotondo. C’est dans cette ville qu’a vécu le Padre Pio, objet d’une très grande vénération en Italie et ailleurs. Il est mort en 1968 et portait les stigmates. Ses mains et ses pieds saignaient comme ceux du Christ.

            Puis c’est la longue montée vers Monte San Angélo. La pente est correcte (5-6%) et je mouline bien, je trouve mon rythme et y arrive vers 16h00. C’est une ville qui surplombe la mer, elle est à 833 m d’altitude si je crois mon GPS. Mais j’ai des doutes car il m’a indiqué le matin que je roulais à -20m et je n’ai pas croisé de poissons sur ma route…Mais j’ai quand même monté 1455m de dénivelé.

            Je loge à « La Casa des Pelegrini », juste à côté du sanctuaire. En fait c’est un hôtel. J’ai été le seul à prendre le repas dans une immense salle. Les serveurs ont vite fait le service !

            Visite du sanctuaire. C’est ici que Saint Michel est apparu pour la 1ère fois à la fin des années 490. Et comme pour l’Évêque Aubert,  il est apparu trois fois à l’Évêque Saint Laurent pour que celui-ci lui construise un sanctuaire que lui-même consacra, elle est appelée  « la basilique céleste » en raison de cela. L’église est creusée en partie dans une grotte. Il y a là aussi un grand escalier comme au Mont Saint Michel et à la Sacra de San Michele, mais celui-ci descend vers le sanctuaire contrairement au deux autres. Les troupes napoléoniennes, ici comme partout où elles sont passées ont laissé un très mauvais souvenir en raison, entre autres, des pillages et destructions de sites religieux. Et le sanctuaire de San Angélo a été dévalisé.

            Et c’est ici que l’Évêque Aubert envoya un messager chercher des traces de l’Archange ; en l’espèce un morceau du manteau rouge qu’il portait et qui s’est trouvé déchiré par des épines, et un morceau du rocher sur lequel il avait posé le pied. Grâce à ces reliques le sanctuaire du Mont Saint Michel a pu prospérer.

            Je fais tamponner mon carnet du Miquelot, les Sœurs sont très impressionnées et m’offrent un petit livre sur le Sanctuaire, son histoire et sa visite.

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